Latitudeconseil en développement
Réalisations

Deux opérations, démontées pièce par pièce.

Nous préférons montrer une opération en entier que huit en résumé. Ce qui bloquait, ce qui a été décidé, ce que ça a produit — et ce qu'il a fallu pour y arriver.

Quatre propriétaires, un promoteur concurrent et un veto UNESCO
Baziège, Haute-Garonne · 2021–2023 · 2 ha · 33 logements · Livré, 90 % vendu
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Une dent creuse de deux hectares à quinze minutes au sud de Toulouse, entre deux lotissements déjà livrés, et dans le périmètre protégé des abords du Canal du Midi, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Le terrain était détenu par quatre propriétaires distincts, dont la commune elle-même et un promoteur concurrent, et aucun n'en possédait assez pour construire seul. Il était resté nu pour cette raison, et pour aucune raison de marché. Le programme initial prévoyait cinquante logements.

Opération menée chez HECTARE en tant que responsable de programmes. Propriétaires et riverains anonymisés.

Logements livrés
33
Cession foncière
3,0 M€
Programme perdu
34 %
Autorisation
Sans recours
Plan-masse du lotissement de Baziège
Plan-masse livré — 16 lots viabilisés de 371 à 601 m², deux macro-lots pour les maisons et les logements collectifs
Voiries et plantations livrées
Après huit mois de VRD — les espaces publics que le programme réduit devait financer

La mission

Déterminer si l'opération pouvait être autorisée et lancée, compte tenu de la structure de propriété et du nombre de parties capables de l'arrêter. Et si oui, la livrer.

Ce que nous avons fait

  • Cartographier la propriété avant de concevoir. Quatre assiettes foncières, quatre raisons différentes de détenir, quatre définitions différentes d'un bon résultat. Le blocage jouait dans les deux sens : personne ne pouvait développer seul, ce qui faisait de l'accord la seule voie vers la valeur pour chacun d'eux.
  • Sortir le promoteur concurrent plutôt que négocier avec lui. Un concurrent au tour de table transforme chaque décision ultérieure en négociation à deux, sur un programme encore indéfini. Nous avons racheté sa position au-dessus de ce qu'elle valait pour lui seul — une prime payée une fois, au départ, plutôt que concédée lentement pendant trois ans.
  • Mener la négociation en bilatéral. Plus de trente rendez-vous sur vingt-deux mois, une relation à la fois, servitudes de passage comprises. Une réunion commune d'entrée de jeu aurait transformé trois positions privées en trois positions publiques.
  • Traiter avec celui qui décide, pas avec celui qui détient le dossier. Avec un ABF, un concessionnaire réseau et une commune détenant chacun un veto, l'écart entre l'interlocuteur officiel et le décideur réel se compte en mois.
  • Reprendre le produit au lieu de défendre la densité. Quand la capacité réseau a plafonné le nombre de lots, nous avons remonté la gamme : lots plus grands, prestation supérieure, une composition qui rattrape le volume perdu sur le prix et non sur le nombre. La contrainte patrimoniale est entrée dans le cahier des charges dès le départ, plutôt qu'après un refus.

La difficulté

Quatre propriétaires aux attentes divergentes, dont l'autorité qui délivre l'autorisation et un concurrent qui avait tout intérêt à ralentir le dossier. Un site dans le périmètre d'un bien classé UNESCO, ce qui plaçait l'opération sous l'autorité contraignante de l'Architecte des Bâtiments de France — un veto sur les matériaux, les pentes de toiture, les teintes et l'implantation, exercé sans aucune obligation de s'accommoder du programme d'un aménageur. Une capacité réseau inférieure à ce que le programme exigeait, qui l'a ramené de cinquante à trente-trois logements avant même la conception. Une obligation de logement social et une mixité de typologies imposée, qui n'ont diminué ni l'une ni l'autre. Et un groupe de riverains organisés qui ne voulaient pas de l'opération, à aucune densité.

La dédensification a été le pire des cinq. Un site de deux hectares exige la même voirie primaire, le même assainissement et les mêmes raccordements qu'il porte cinquante logements ou trente-trois. 520 000 € de travaux et 85 000 € d'études n'ont pas diminué avec le programme ; ils ont simplement dû être absorbés par un tiers de lots en moins.

Résultat

  • 11 maisons, 6 logements collectifs, 16 lots à bâtir viabilisés de 371 à 601 m²
  • 3,0 M€ de cession foncière, sur deux hectares
  • 30 mois du premier contact à l'achèvement, dont 8 mois de VRD
  • Autorisé sans recours · Livré · 90 % commercialisé

Ce que ça démontre

Une propriété morcelée n'explique pas qu'un terrain ne puisse pas être aménagé. Elle explique généralement qu'il ne l'ait pas encore été — ce qui est un autre problème, et un problème soluble.

Deux primo-investisseurs, un bail incertain, et une villa à 85 % d'occupation
Ungasan, Bali · Conseil et représentation du maître d'ouvrage · 125 000 € · Livré
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Deux investisseurs européens, dont aucun n'avait jamais acheté en Asie, avec un terrain identifié à Ungasan, à la pointe sud de Bali. L'opération n'était pas une vente mais une cession de bail, et ni la chaîne de titres ni la durée restante n'étaient claires dans ce qu'on leur avait montré. Ils étaient sur le point de s'engager.

Conseil et représentation du maître d'ouvrage. Clients anonymisés à leur demande.

Taux d'occupation
85 %
Retour
5–6 ans
Coût du projet
125 k€
Livraison
100 %
Villa livrée à Ungasan avec piscine et jardin
Ungasan, Bali — un programme calibré sur ce que les investisseurs pouvaient porter, non sur ce que le terrain pouvait recevoir
Séjour de la villa livrée
Prestation calée sur le prix de nuitée visé — sur du locatif court terme, la finition est un intrant de rendement
Chambre de la villa livrée
Louée toute l'année, à 85 % d'occupation
Terrassement dans le calcaire
Fondations taillées dans le calcaire · mai 2023

Le sud de Bali est un karst. Le terrassement a déterminé à la fois le coût de construction et le calendrier — et c'est l'étape qu'un maître d'ouvrage à distance ne voit jamais.

La mission

Leur dire si l'opportunité tenait, et si oui, calibrer le projet sur ce qu'ils pouvaient réellement porter. Puis le mener jusqu'à un actif livré et loué.

Ce que nous avons fait

  • Lire les actes avant d'écouter le discours. Examen des contrats et des titres de propriété, reconstitution de la chaîne de titres et établissement de la durée de bail réellement restante — le seul fait dont dépendait tout le rendement, et le moins clairement présenté.
  • Recommander une détention en nom propre plutôt qu'une PT PMA. La société à capitaux étrangers est la réponse réflexe en Indonésie, et la mauvaise à cette échelle : les coûts de conformité et les obligations déclaratives auraient absorbé une part significative du rendement sur un projet de 125 000 €.
  • Calibrer le produit sur les investisseurs, pas sur le terrain. Le foncier pouvait porter davantage. Leur capacité à financer un chantier plus long et une vacance plus longue, non. Nous avons calé le programme sur la seconde contrainte.
  • Définir le programme architectural et paysager avec l'architecte, puis tenir la conception — du côté du maître d'ouvrage et non du concepteur.
  • Modéliser le rendement sur l'occupation saisonnière, non sur une moyenne annuelle. Les hautes et basses saisons balinaises produisent des chiffres très différents, et l'hypothèse annualisée est la façon dont ces projets se vendent mal.

La difficulté

Le projet devait être rentable et photogénique en même temps, et ces deux exigences s'opposent d'ordinaire. Sur un bien en location courte durée, l'attrait visuel n'est pas décoratif : la photographie de plateforme détermine le taux de réservation, donc la finition est un intrant de rendement avec un coût en face. Trop peu, et l'occupation n'atteint jamais l'hypothèse sur laquelle repose le modèle ; trop, et le retour sur capital s'étire au-delà du point où la durée du bail rend l'opération intéressante.

C'est la durée résiduelle du bail qui fixait la limite du délai de retour acceptable. Autrement dit, la décision de prestation et la question du titre étaient la même décision. Ce n'est pas ainsi qu'on la leur avait présentée.

Résultat

  • 125 000 € de coût total, livré intégralement
  • 85 % de taux d'occupation atteint
  • Retour sur capital projeté à cinq ou six ans
  • Deux primo-investisseurs en Asie qui hésitaient depuis longtemps, et qui n'ont pas perdu d'argent en apprenant

Ce que ça démontre

Dans une juridiction que l'on ne connaît pas, le rendement se décide dans les actes bien avant de se décider dans les plans.

Sur le terrain

L'Asie du Sud-Est ne se couvre pas depuis un bureau.

Foncier côtier à Lombok
Lombok, Indonésie — perspective sur de futurs terrains

Un tourisme déjà installé et du foncier encore agricole dans le même cadre. C'est la situation que nous cherchons, et la plus difficile à valoriser : un littoral qui attire déjà des visiteurs, juste à côté de terres encore classées agricoles.

La demande touristique précède la valeur résidentielle de plusieurs années. Lire la première correctement est ce qui rend la seconde investissable — et c'est un jugement qui se forme sur place, pas dans un tableur.